Les horizons qu’un jour j’ai voulu te montrer,
les vitres en couleurs à travers lesquels j’ai voulu te faire regarder le monde,
les papiers qu’ont construit notre histoire…
Tout brûle dans la première cigarette de la nuit.
La fumée produite fait des formes abstraites qui te ressemblent, 
qui me rendent aveugle.
Je ne peut diviser que le bleu des murs qui se mélange avec la musique,
celle qui m’a appris à t’aimer.
Je plonge dans un océan de réflexion éternelle.
Je plonge un petit plus avec chaque cigarette.
Mais je te vois encore.
Je ne cesse jamais de le faire.
Même en fermant mes yeux, même en rêvant…
Parfois tu flottes, parfois tu marches sur l’eau.
C’est la sérénité qui maintient ton corps toujours tranquille, toujours léger.
Ton corps serein est l’antidote pour le chaos qui possède le mien.
Tu es fait de la beauté la plus belle, la plus inconsciente ; celle qui n’a pas besoin d’explication.
Tu es fait en glace et moi, je suis faite en feu.
Tu es la lune tandis que je suis le soleil.
Deux amoureux qui se cherchent toujours, 
qui se chassent entre eux et, lorsqu’ils se retrouvent, 
ils se consomment ensemble,
l’un à l’autre.
Nous sommes catastrophe, nous sommes comme ça :
paradoxales, mais juxtaposés.
Antonymes, deux pôles opposés.
Ce qui nous fait exactement la même chose est la place que nous manquions,
même si cette manque signifie, pour toi, la liberté.
Et pour moi, la non-appartenance.

Je te garde pour moi.
Au moins pour mes souvenirs.
Au moins pour mes nuits de cigarettes.
Au moins pour mon passé. 

-

Los horizontes que un día te quise mostrar,
los vidrios de colores a través los cuales te quise hacer ver el mundo,
los papeles que han escrito nuestra historia…
Todo se quema en el primer cigarro de la noche.
El humo producido hace formas abstractas que se te parecen,
que me ciegan.
No puedo ver más que el azul de las paredes que se mezcla con la música,
esa que me enseñó a amarte.
Me hundo en un océano de reflexión eterna.
Me hundo un poco más con cada cigarro.
Pero todavía te veo.
Nunca dejo de hacerlo.
Hasta cuando cierro los ojos, hasta cuando sueño…
A veces flotás, a veces caminás sobre el agua.
Es la serenidad la que mantiene tu cuerpo siempre tranquilo, siempre ligero.
Tu cuerpo sereno es el antídoto para el caos que posee al mío.
Estás hecho de la belleza más hermosa, la más inconsciente; la que no necesita una explicación.
Estás hecho de hielo y yo, estoy hecha de fuego.
Sos la luna mientras que yo soy el sol.
Dos amantes que se buscan para siempre,
que se persiguen entre ellos y, cuando se encuentran,
se consumen juntos,
el uno al otro.
Somos catástrofe, somos así:
paradójicos, pero yuxtapuestos.
Antónimos, dos polos opuestos.
Lo único que nos hace ser exactamente la misma cosa es el lugar que nos falta,
incluso si esta carencia significa para ti la libertad.
Y para mí, la no-pertenencia.

Te guardo para mí.
Al menos para mis recuerdos.
Al menos para mis noches de cigarros.
Al menos para mi pasado. 

0 notes
theme by modernise